La convention collective prévoit des dispositions sur les jours fériés travaillés uniquement pour le statut dit « ouvriers ».
Les jours fériés travaillés :
Le travail du jour férié est celui accompli entre 1 h 30 et 24 heures (de la même journée). Le temps compris entre 0 heure et 1 h 30 s’impute sur le service de la journée précédente.
Il y a 2 distinctions à faire, le salarie avec moins de 6 mois d’expérience et celui avec plus de 6 mois d’expérience.
Salarié avec au moins 6 mois d’ancienneté :
Un salarié qui travaille un jour férié (autre que le 1er mai) a droit à une indemnité (ou prime) en plus de son salaire. Sa rémunération varie selon que le salarié travail moins de 3 heures, consécutives ou non, ou plus de 3 heures.(Si un accord de branche est conclu, le montant change chaque année.) En 2018, ces indemnités étaient égales à 10,83 € et à 25,26 €.
Cette indemnité ne se cumule pas avec celles déjà versées pour un travail effectué les week-ends et/ou jours fériés.
Salarié avec plus 6 mois d’ancienneté :
Le Salarié, qui a au moins 6 mois d’ancienneté dans l’entreprise, bénéficie, en plus de sa rémunération normale, d’une indemnité complémentaire chaque fois qu’il travaille l’un des 5 jours fériés légaux fixés. Cette indemnité correspond à une majoration de 100 % du salaire.
De plus, le salarier qui travaille pendant une durée inférieure à 3 heures, consécutives ou non, au cours de l’un des 4 jours fériés légaux, non indemnisés bénéficie d’une indemnité forfaitaire. Cette indemnité varie selon son nombre d’heures travaillé, consécutif ou non, ou supérieur.
Ces indemnités ne se cumulent pas avec celles déjà versées dans les entreprises au titre du travail effectué un ou plusieurs jours fériés légaux travaillés et les dimanches.
Les salariés avec 1 année d’ancienneté dans l’entreprise bénéficient d’une indemnité pour tous les jours fériés légaux travaillés (en sus du 1er mai). Cette indemnité correspond à une majoration de 100 % du salaire.



